Les gelées au sol sont arrivées et les plants de tomates ont finalement donné leurs derniers fruits. Il est temps de préparer le potager pour les mois d’hiver avec une bonne couche de mulch.
Terre nue
Quand je vois des jardins où la terre est noire et nue, je dois réprimer l’envie de la recouvrir. Au moins d’y déposer une petite couche de foin. Cette pauvre terre nue.
L’automne peut sembler marquer la fin de la saison de jardinage, mais sous terre, la vie continue. Tant qu’il ne gèle pas au point de faire craquer le sol, les racines se régénèrent, les réseaux fongiques s’étendent et les vers continuent imperturbablement leur travail. Et c’est sous une couche de paillis qu’ils préfèrent le faire.
Mulch
Si vous pensiez que novembre était un mois calme dans le jardin, détrompez-vous. C’est le moment de préparer le sol pour le printemps. Pour le potager, c’est à la fois la fin et le début de la saison. Pour offrir aux petits plants de tomates un bon départ en mai, vous avez besoin d’un sol de bonne qualité et riche. Et c’est en automne et en hiver que vous le préparez.
Voici, la méthode que nous utilisions pour pailler notre potager. En trois couches !
Couche de paillis n° 1
Pour commencer, nous utilisons la méthode « chop and drop ». Les feuilles de courgette et de betterave, les restes de blettes, les tournesols fanés, etc. Coupez-les en morceaux de la taille de votre pouce et laissez-les là où ils tombent. Vous pouvez également utiliser les mauvaises herbes (sans graines ni fleurs) comme paillis. Nous laissons les racines des plantes (comme le sorgho ou le maïs) dans le sol ; elles se décomposent d’elles-mêmes et, au printemps, vous pouvez facilement les retirer si elles vous gênent.
Ensuite, nous vidons les bacs à compost ; tout (ce qui est déjà décomposé et ce qui est encore en cours de décomposition) est ainsi épandu directement sur le potager. Nous mélangeons cela avec du fumier de poule composté, riche en azote, en phosphore et en potassium.
Couche de paillis n° 2
Nos voisins ont un cheval et des ânes, et ils nous permettent d’utiliser leur fumier pour notre potager. Cela stimule la vie du sol, rehausse les plates-bandes et améliore la structure du sol. L’utilisation de fumier de cheval dans le jardin peut susciter un débat animé : est-ce vraiment sans danger ? Si vous le compostez et qu’il provient d’un agriculteur bio ou, comme chez nous, d’une connaissance, nous vous disons : foncez.
Couche de paillis n° 3
La dernière étape consiste à étaler une bonne couche de foin. En septembre, nous avons commencé à faucher l’herbe, qui est désormais prête à recouvrir le potager.
Que le printemps vienne !
Lorsque nous recommencerons en avril et que nous retirerons la couche de foin pour laisser le sol se réchauffer, les bactéries, les insectes et les champignons auront accompli leur œuvre magique et il ne restera presque plus rien des couches de paillis qui se trouvent en dessous. Nous trouverons peut-être encore une noix égarée ou une coquille d’œuf, mais le reste est prêt à accueillir tous nos semis.
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