Des poules en permaculture

Poule dans le jardin

Tous les livres sur la permaculture mentionnent l’élevage des poules. Et ce n’est bien sûr pas sans raison, car élever des poules est facile, même dans un petit jardin.

 

Les poules ameublissent le sol et le débarrassent des mauvaises herbes, mangent les œufs de limaces en automne, produisent du fumier qui, mélangé à d’autres nutriments, est bon pour le sol et, bien sûr, elles pondent des œufs pour un délicieux petit-déjeuner.

Poules de réforme

Nous avons rapidement acheté un lot de poules chez un agriculteur bio. Dans les élevages, les poules pondeuses sont éliminées après environ 18 mois, car leur production d’œufs diminue à ce moment-là. Ces poules sont envoyées à l’abattoir ou, dans notre cas, chez nous. Nous avions un beau poulailler, un enclos fermé et un endroit dans le jardin où elles pouvaient se promener librement. Ça ne pouvait pas être si difficile, n’est-ce pas ?

 

En fait, notre premier groupe de poules n’a pas survécu. Elles sont mortes les unes après les autres. Malgré les lectures que nous avions faites, nous avions négligé plusieurs choses. Cet échec nous a permis d’apprendre et ça fait plus d’un an que quatre autres poules courent dans notre jardin, et en bonne santé !

Ce qu’il faut faire avec des poules

Voici ce que nous avons appris de ces premières poules malchanceuses :


  • Les poules sont à l’origine des animaux des bois, il faut donc leur fournir des buissons pour s’abriter et trouver de l’ombre. Nous avions déjà planté quelques arbustes dans l’enclos, mais ils étaient encore trop petits. Nous avons temporairement agrandi l’enclos afin qu’elles puissent désormais se réfugier sous le grand lilas.
  • Elles aiment beaucoup se baigner. Prévoyez un endroit abrité où elles peuvent prendre un bain de poussière, même lorsqu’il pleut. Ces bains secs les aides à se débarrasser des parasites.
  • Les poules cherchent de la nourriture toute la journée et l’herbe disparaît donc rapidement, laissant place à un sol nu. Nous avons divisé le jardin en plusieurs zones où elles peuvent aller, de sorte qu’on alterne le pâturage pour laisser l’herbe repousser.
  • Notre jardin est adjacent à la forêt. Nous savons maintenant qu’il n’est pas possible de laisser les poules se promener en toute liberté, aussi agréable que cela puisse être. Les rapaces et les renards sont également actifs en plein jour.
  • Le système interne des poules est sensible à toutes sortes de parasites et de bactéries, surtout lorsqu’elles proviennent de l’industrie de la ponte (race de poules rousses). La prévention est le mot magique ! Nous leur donnons régulièrement de l’eau vinaigrée (1 litre d’eau, 2 cuillères à soupe de vinaigre) ; cela acidifie leur système interne, ce qui réduit les chances des parasites. Les macérations d’ail sont également une bonne mesure préventive.
  • Les poules malades doivent être immédiatement isolées pour éviter toute contamination. Nous disposons désormais d’un enclos de quarantaine pour pouvoir agir rapidement. Il est possible d’emmener une poule malade chez le vétérinaire, mais elle recevra un traitement et ses œufs ne seront plus comestibles.

L’intelligence des poules

Après ces deux ans passées à élever des poules, je suis moi aussi tombée amoureuse de ces animaux. Elles sont intelligentes et extrêmement curieuses. Elles aiment picorer autour de moi et sont ravies lorsque je leur apporte leurs légumes préférés. Les poules sont capables de reconnaître les visages et d’émettre plus de 30 sons différents. Je reconnais immédiatement leur caquètement impatient : elles veulent sortir de l’enclos et nous sommes en retard au goût de nos dames.

 

Je ne peux plus imaginer un jardin sans poules. Je ne peux d’ailleurs plus imaginer que nous, les humains, élevions encore des millions de poules dans l’agro-industrie.

Si vous voulez voir nos quatre belles poules vous-même, reservez un séjour chez nous !  

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